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Quelles sont les caractéristiques minimales
qui permettent de nommer un texte senryû ? Il en existe
quatre :
1. Il doit obligatoirement
chercher à créer un effet humoristique ou comique, de quelque façon
que ce soit.
2. Son thème doit être soit satirique soit
grivois :
En
passant je lis
" Bazar de l'Hôtel de Ville "
Je pense à Chirac
Pourquoi
mais pourquoi
pissat de femme siffle-t-il ?
me demandé-je
Philippe Costa
3. Il doit se composer de
dix-sept syllabes. Mais à la différence du haïku, le nombre de séquences
et la répartition du nombre de syllabes par séquence est libre. On
pourra donc composer un senryû de 8-9 syllabes (comprenant donc deux
séquences) ou bien de 7-7-3 syllabes (trois séquences), ou encore de
4-4-4-5 syllabes (quatre séquences), etc., la " règle "
consistant seulement à respecter le nombre de syllabes total,
soit dix-sept, comme dans ce senryû mi-satirique mi-grivois en
2-3-6-6 syllabes :
La
ban
la banda
la bandaison papa
ça s’commande chez Pfizer
Attention :
surtout pas de rimes ! Le senryû est un monostique, c'est-à-dire un
poème d'un seul vers que l'on peut distribuer ou non en
plusieurs séquences.
4. Le poème ne doit réclamer
aucune explication en dehors de lui-même :
Lucky
Luke on sait :
le pétrole et puis les plumes –
Là c’est le contraire !
Exception : dans le cas
d'une série de poèmes liés entre eux d'une façon ou d'une autre ou
faisant partie d'un recueil ou devant faire partie d'un recueil à
venir, on admet que l'ensemble de la série, le thème, le contexte de
la série ou l'éventuel titre de celle-ci puissent compléter ou éclaircir
ce que l'un ou certains poèmes de cette série laissent dans l'ombre.
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