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Quelles sont les caractéristiques minimales
qui permettent de nommer un texte haïku de saison ? Il
en existe quatre :
1. Il se compose de dix-sept syllabes distribuées
en trois séquences de chacune cinq, puis sept, puis encore cinq
syllabes :
Le vent
du printemps
vautré sur les marguerites
Ah, coquin de vent !...
2. Le vocabulaire utilisé doit être suffisamment simple pour pouvoir
être compris par la majorité des lecteurs, sinon par tous, et même
si possible par les enfants.
3. Le poème ne doit réclamer
aucune explication en dehors de lui-même. Exception
: dans le cas d'une série de poèmes liés entre eux d'une façon ou
d'une autre ou faisant partie d'un recueil ou devant faire partie d'un
recueil à venir, on admet que l'ensemble de la série, le thème, le
contexte de la série ou l'éventuel titre de celle-ci puissent compléter
ou éclaircir ce que l'un ou certains poèmes de cette série laissent
dans l'ombre.
4. Le poème doit obligatoirement comporter
un mot-saison (kigo) : le nom de la saison elle-même (printemps,
été, etc.) ou un mot ou groupe de mots qui l'évoque :
Tôt si tôt
partie
morne pluie fougères de sang
rosée sur tes joues
Philippe
Costa |