| Cette
page contient une sélection de seize haïku de printemps traduits du
japonais. Du fait qu'ils sont des traductions, la plupart ne
respectent pas la métrique 5-7-5.
Vieille
mare –
une grenouille plonge
bruit de l'eau
Matsuo Bashô
Le
jour sur les fleurs
décline et sombre déjà
l'ombre des cèdres
Matsuo Bashô
(René Sieffert)
Le
chêne
Sa mine indifférente
Devant les cerisiers fleuris
Matsuo Bashô
(Maurice Coyaud)

Pour un
simple locataire
le cerisier offre
bien trop de fleurs
Kôyô (Coyaud)
La cueillir
quel dommage !
la laisser quel dommage !
Ah ! cette violette
Naojo
(Roger Munier)
Dans l'eau
que je puise
scintille le début
du printemps
Ringaï (Munier)
Quand le
jardin
fut balayé de frais
tombèrent des fleurs de camélia
Yaha (Munier)

Les
fleurs de
cerisiers tombées
le temple appartient
aux branches
Yosa Buson
Point du jour
l'alouette chante
du fond de la pluie
Kobayashi Issa (Munier)
Si tu es
tendre pour eux
les jeunes moineaux
te feront dessus
Kobayashi Issa (Munier)

Comme si rien
n'avait eu lieu
la corneille
et le saule
Kobayashi Issa (Munier)
De quel air
revêche
elle me regarde
la grenouille !
Kobayashi Issa (Munier)
Davantage que
celles de cerisiers
Les fleurs de pêcher
Vont avec la maisonnette
Yosa uson (Coyaud)
Pousses de
bambou
qu'au temps de mon enfance
m'amusais à dessiner
Matsuo Bashô
(R. Sieffert)
Affalé au
sol
le cerf-volant
était sans âme
Kubonta
Emporte-moi
Loin du quartier
Cerf-volant
Tama
(M. Coyaud)
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