| Le haïku : un minuscule poème
pour exprimer sa sympathie envers la nature, les gens, la vie...
Ma mère en allée
chaque fois que je vois la mer
chaque fois que la vois...
Kobayashi Issa
(trad. J. Cholley)
A l’homme qui dit
que les gosses l’ennuient
Les fleurs aussi ne sont rien
Kobayashi
Issa
(trad. M. Coyaud)
Vous qu’émeut le cri
du singe au vent d’automne
l’enfant perdu hé quoi
Matsuo Bashô
(trad. R. Sieffert)
Qu’il est beau
le corbeau d’ordinaire haïssable
ce matin de neige !
Matsuo Bashô
(trad. R. Munier )
La petite fille
prend seule son repas
dans le soir d’automne
Shôkaku
(trad. R. Munier)
Pétale après pétale
tombent les roses jaunes –
le bruit du torrent
Matsuo Bashô
(trad. J. Titus-Carmel)
Se rhabillant le lendemain
combien charmante
et élégante
Matsuo Bashô
(trad. M. Coyaud)
Un enfant de dix ans
qu’on vient donner au temple –
Froid amer
Masaoka Shiki
(trad. R. Munier)
L’ample veste à fleurs
rouges
je la revois encore
l’amour de mes six ans
Takuboku
(cité par Alain Duchesne et Thierry Leguay )
Hélas la pauvrette
m’amie qui se tourmente
contemplant le soir
Etsujin
(trad. R. Sieffert )
On note que, la
plupart du temps, la métrique 5-7-5 n'est pas respectée. C'est
normal puisqu'il s'agit de traductions.
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